Depuis longtemps, je voulais faire un blog qui m'était propre. Mais je me disais, qu'ai-je donc de particulier à écrire ou à faire partager aux autres qui pourraient les intéresser? Je me creusais la tête sans succès car je ne voyais vraiment rien sur moi qui allait "déplacer les foules". En fait, et ce sont mes amis qui m'y ont incité, je n'allais pas faire un blog sur moi mais sur ma jument qui partage ma vie depuis de longues années déjà. Je sais bien que je ne suis pas la première personne au monde à posséder un cheval et à l'aimer passionnément, mais maintenant qu'elle avance en âge, j'éprouve ce besoin impérieux de raconter son histoire (et un peu la mienne par la même occasion).
Le 30 mai 1987 est née Vigourette de Jaye dans le box de sa mère Messaline. C'était au club hippique "La Jumenterie de Combelouve" qui se trouve aux Saillans du Gua dans l'Isère. Cette petite merveille toute noire avait 48 heures quand je la vis pour la première fois. Je venais d'arriver pour prendre ma leçon d'équitation comme toutes les semaines, et l'on me dit que Messaline avait eu son petit bébé. Je suis allée vers son box et en me penchant par dessus la porte, je vis son petit bout de nez se tendre vers moi à déjà rechercher les câlins. Je restai là une bonne vingtaine de minutes mais je dus, hélas, aller monter à cheval. Ce fut pour moi, une première séparation qui me coûta car j'avais déjà, à son contact décelé un sentiment étrange. Après ma leçon d'équitation, je me précipitaisà nouveau vers le box de Messaline. La petite pouliche tournait le dos à la porte du box et je n'arrivais pas trop à la distinguer dans la pénombre. Ses fesses étaient ce que j'avais de plus près de moi et je posais doucement ma main sur sa petite croupe pour ne pas l'effaroucher. Je sentis un léger tressaillement de sa part mais elle ne bougea plus. Du bout des doigts, je me mets à lui "gratouiller" la base de la queue et la voilà qui tourne légèrement la tête dans ma direction. J'appuie un peu mon mouvement et cette fois, elle recule légèrement de deux pas pour mieux me laisser faire et surtout parceque cela devait lui faire un bien fou. Je suis restée ce jour-là une bonne heure sans que jamais elle ou moi ne nous lassions de ces câlins.
A cet instant, je me suis jurée qu'un jour, elle serait à moi. Je ne savais ni quand ni comment, mais il ne pouvait en être autrement. On appelle cela le "coup de foudre" je crois. C'est ce qui m'est arrivé ce jour-là.












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